Tourisme K

GYEONGJU Centre

On se retrouve aujourd’hui pour une visite Spéciale dans la ville de GYEONGJU en Corée du Sud. 

Un deuxième article sera programmé en suivant, sur les alentours de cette ville.

Cette ville est dans toutes les brochures, ses monuments sur tous les posters, ses trésors partout reproduits, c’est dit-on, un musée à ciel ouvert. Ce n’est pas exagéré car c’est un des sites archéologiques les plus riches d’Asie, et sans aucun doute le plus important de la péninsule coréenne. Cela s’explique par sa riche histoire. Gyeongju fut en effet la capitale du royaume de Silla dès le début de notre ère sous les noms de Seorabeol (ou cité-Etat de Saro), puis dès le IIIe siècle, de Geumseong, la « forteresse dorée ». Elle atteint son apogée en 668 quand Silla unifia le pays (le sud péninsule du moins).

C’était alors une capitale riche et brillante dotée de palais et de temples magnifiques pour lesquels des centaines d’artisans travaillent en permanence. L’aristocratie y menait une vie de plaisirs raffinée qui malheureusement donna lieu à des révoltes qui eurent raison de ce royaume en 935, année de l’abdication du dernier roi. Pour beaucoup de Coréens, Silla unifié représente l’âge d’or de l’histoire du pays. Gyeongju va cependant sombrer peu à peu dans l’oubli quand le fondateur de la nouvelle dynastie Goryeo, le roi Taejo, installe sa capitale à Gaeseong. Capitale provinciale (elle prend alors son nom actuel), puis petite ville obscure, Gyeongju est abandonnée par l’aristocratie qui se rallie au nouveau pouvoir, suivie par ses artisans, ses esclaves, ses courtisanes … Les palais tombent en ruine, les temples également, les invasions et pillages des Mongols, puis des Japonais achèvent d’ôter à Geumseong les restes de son ancienne gloire. Les paysans vont cultiver leurs rizières au milieu de stupas élégants témoignant d’un passé perdu, ils installent leurs maisons sur les tombes royales négligées, l’histoire recouvre l’histoire, jusqu’à ce que le XXè siècle redécouvre enfin Gyeongju et ses trésors.

Les fouilles et restaurations ont été entreprises par les Japonais durant l’occupation mais il faudra attendre les années d’après-guerre pour qu’un travail vraiment scientifique soit entrepris. Et il n’est pas encore fini aujourd’hui, la plupart des tombes n’ayant pas encore été fouillées. C’est donc bien un musée dont il s’agit, mais un musée gigantesque qui demande du temps pour être parcouru. A vrai dire, certains sites n’intéressent que les amoureux de vieilles pierres, les passionnés d’art bouddhique ou les historiens.Mais il y a quelques « incontournables » comme le temple Bulguksa ou  Seokguram qui brillent encore de leur splendeur originelle. La montagne Namsan et ses paysages plairont à tout le monde et les parcs de Tumulus sont impressionnants. De plus, Gyeongju a un musée riche et passionnant. Pour ne rien gâcher, cette petite ville a gardé son rythme provincial et elle est bien agréable. Le dictateur Park Chung-Hee avait interdit aux habitants de construire des bâtiments élevés, et ils devaient même respecter l’architecture traditionnelle. Le centre-ville est donc unique pour une ville coréenne.

Au temps du Royaume de Silla

  • C’est une histoire millénaire… Gyeongju, capitale de Silla à partir de 57 av.J-C, raconte XX siècles d’histoire coréenne. La sienne débute avec l’émergence de trois clans qui prennent peu à peu le contrôle de cette fertile vallée:  le clan Kim, maître de l’or, le clan Sok, maître du fer, et le clan Park, maître des rituels. À partir du 4ème S, leurs chefs prennent le titre de Maripgan et le pouvoir devient héréditaire. À leur mort, ils sont ensevelis dans les fameux tumuli. Après les victoires du roi Munmu sur Baekje (660) et Goruryeo (668), grâce à la Chine des Tang (618-907), alliée du royaume de Silla, la péninsule est unifiée. Silla devient maître de la péninsule coréenne dans sa totalité. Gyeongju est alors une puissante capitale peuplée de 252 751 habitants environ.
  • Le bouddhisme, religion d’état du grand Silla… s’est répandu pendant le règne du roi Nulji (417-458) s’impose après le martyre de Yi Chadon, sous le règne du roi Beopheung (514-540). Après l’unification des Trois Royaumes, période dite du Silla unifié, le bouddhisme domine la civilisation du Grand Silla.Religion d’État, facteur de changement économique et social, le bouddhisme structure de manière importante le Grand Silla, en particulier par le biais de ses confréries de jeunes gens – une élite connue sous le nom de hwarang « voie des seigneurs fleuris ». 
  • Apogée & Chute de Grand Silla… Toutefois, alors que la dynastie connaît son apogée, au 9è S., une insurrection sociale lui succède. Elle débouche sur des révoltes paysannes en 918. Un nouvel État apparaît qui sera à l’origine du nom actuel de Corée: le Goryeo. Le Royaume du Grand Silla en détruit en 935.

Anapji Pond

(Étang d’Anapji)

De 8H00 à 19H00 (au coucher du soleil en hiver) /  2 000 Wons ( 0,15 centimes)

Selon le Samguk-sagi (1146), l’une des deux grandes sources historiques de la Corée, cet ensemble aurait été construit en 674 pendant la 14è année du règne (661-681) du roi Munmu (626-681), artisan du Silla unifié. Cette construction intervient donc 6 ans après la pacification du Royaume. La Chine, alliée du royaume de Silla, avait aidé à écraser le royaume de Baekje (660) puis celui du Goguryeo. S’ouvrait alors une période de réorganisation inspirée par le modèle bureaucratique chinois (dynastie Tang). Le jardin des plaisirs surnommé d’abord Wolchi « L’étang au profil de Lune », puis Anapji « parc des oies et des canards » comprenait 26 bâtiments, des étangs, une réserve de fleurs et d’oiseaux rares. Entièrement brûlé en 935, le site ne fut découvert qu’en 1974. La plupart des objets sortis du fond de l’étang sont présentés dans une salle spéciale du Musée National, ainsi qu’une maquette des lieux.  Aujourd’hui 3 pavillons ont été reconstruits  et le parc fleuri attire une foule impressionnante de touristes locaux motivés par le caractère romantique des lieux.  Reste à essayer le Huryeonggu, un jeu trouvé lors des fouilles, consistant en un cube de bois à 14 faces sur lesquelles un gage était inscrit. Des répliques (en coréen seulement) sont vendues dans les boutiques.  *Un peu plus au nord-est s’étend le site du temple de Hwangnyong, le plus grand jamais construit en Corée. Rasé par les Mongols au 13è S, il était dominé par une immense pagode de 9 étages et 70m de haut. Il ne reste que les fondations du complexe. On pourra en voir une maquette au Musée national.

Gyeongju National Museum

Gratuit  / De 9H00 à 18H00 – (Mars à Décembre de 9H00 à 21H00)

Installé en ces lieux depuis 1975, ce musée rassemble des objets exhumés des différents sites de l’ancienne capitale royale. La plupart d’entre eux ont été trouvés lors de l’excavation des grandes tombes (simples ou doubles) telles Hwangnamdaechong et Cheonmachong, aujourd’hui « vedettes » du parc des Tumuli. Le site comprend 3 bâtiments principaux plus une salle d’expositions temporaires. Les allées qui les desservent sont égayées par divers monuments, statues et autres lanternes de pierre trouvés dans les sites alentour, telle la pagode de Goseon et la cloche divine du roi Seongdeok. 

Silla History Gallery – La Visite chronologique court du paléolithique à l’âge du bronze. La pierre, le bronze et le fer servaient à la fabrication de socs, d’épées, de pointes de flèches et de boucles de ceinturon en forme de cheval (Salle N°1). Notez la belle dague taillée dans la pierre et les objets zoomorphes: boucles-lion, cruche-canard. Les Salle N°2 & 3 présentent la période Silla, dynastie qui s’étend sur près d’un millénaire scandée par 56 rois successifs. Elle prit forme au milieu du 4è S au cours du règne du roi Naemul du clan Kim (patronyme partagé aujourd’hui par 25% des Coréens). Premier souverain à porter le titre monacal de Maripgan, le roi Naemul fut à l’origine d’une véritable monarchie héréditaire, qui eut besoin d’attributs prestigieux pour rendre visible son pouvoir et matérialiser sa filiation. Le titre de Maripgan sera remplacé par celui de roi quand le royaume de Saro (nom de la plus puissante des tribus du Jinhan- plaine de Gyeongju – sera renommé Silla en 503). Les artisans/artistes rivalisent de dextérité: pommeaux d’épées au profil de griffon en bronze, éperons, chanfreins, vaisselles, boucles d’oreilles, anneaux d’or, ceintures et bien sûr ces pièces principales et symboles du royaume de Silla que sont ces splendides couronnes d’or découvertes dans les sépultures royales, remarquables pour leur finesse d’exécution. 

Silla Art Gallery – ce second bâtiment est consacré à l’art bouddhique. Quelque 200 œuvres d’art.. La collection « Kukeun », surnom du docteur et donateur Lee Yang-sun, regroupe 666 objets couvrant une large période allant de la préhistoire à la dynastie Goryeo. La pièce la plus connue est une poterie du royaume de Gaïa représentant un cheval en armure et son cavalier en armes. Elle donne des indications précieuses sur l’équipement des guerriers de l’époque..

Hwangnyongsa Room – De belles maquettes de la ville du temps de sa splendeur permettent d’en évaluer la taille et l’organisation, dont une reconstitution du temple de Hwangnyong et de sa pagode à 9 étages.  Une salle est consacrée à l’écriture, celle qui raconte l’histoire sur les pierres tombales et les monuments commémoratifs. Sans oublier les reliquaires de sarira, ces concrétions cristallines que l’on retrouve  dans les cendres du défunt après sa crémation s’il a mené une vie exemplaire. Wolji Gallery – Dans l’autre bâtiment tout en longueur sont rassemblés divers objets trouvés au fond de l’étang Anapji , ce lac artificiel qui aurait été conçu par le roi Munmu (661-681). Les fouilles réalisées dans les années 1970 ont permis d’exhumer beaucoup d’objets du quotidien datant pour la plupart du 7è S, idéaux cette fois pour saisir la vie des habitants de la cour de Silla. Parmi ces objets, on trouve ainsi une barque, des bols laqués, des poignées de porte ou des masques.. Notez également les poteries décorées de motifs simplifiés récurrents, cercles, oiseaux, nuages… mais aussi les superbes tuiles et autres éléments décoratifs architecturaux représentant notamment des fleurs de lotus ou des animaux fantastiques comme ces dragons ou ces taotie aux yeux proéminents, chimères énigmatiques sorties tout droit de la Chine immémoriale.

Bunhwang-Sa

Du lever au coucher du soleil / 1 400 wons ( 0,10 centimes)

Il ne reste pas grand-chose de ce qui fut l’un des sept grands temples du royaume de Silla. Rien de spectaculaire donc malgré une fréquentation toujours importante. Il aurait été construit sous la reine Seondeok en 634. Au centre de la cour, les trois niveaux de la petite pagode de pierre qui en comptait 9 en constituent la principale curiosité. Elle fut la première de ce genre élevée par la dynastie Silla. Deux gardiens bouddhistes et 4 beaux lions encadrent sa base.

Je m’arrête ici pour la visite mais je ne vous laisse pas sens rien .

Avant de vous quitter, je vous offre cette vidéo de Laurent Caccia qui justement a visité cette magnifique ville  GYEONGJU avec son ami Jisoo, Vous allez voir en direct comment c’est beau.

Instagram: the_dashing / laurentcaccia

J’aimerais également vous partager une vidéo, une version hip-hop de « Ganggangsullae » dans les villes de Gyeongju et Andong.

Bon Visionnage les Cuties!

YouTube: Imagine your Korea

Bon Visionnage les Cuties!

On se retrouve pour la suite très prochainement!

Kiss Sucré

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